Un titulaire du permis B peut conduire un scooter électrique de 125 cm³ sous réserve d’avoir suivi une formation de sept heures, sauf s’il justifie d’une expérience antérieure. Les conducteurs nés avant 1988 échappent à l’obligation du permis AM pour les modèles limités à 45 km/h, tandis que ceux nés après doivent impérativement l’obtenir. L’absence de distinction entre thermique et électrique dans la réglementation crée des situations inattendues pour certains usagers. Les démarches varient selon la puissance du véhicule et l’âge du conducteur, mais les sanctions restent identiques en cas d’infraction.
Comprendre la classification des scooters électriques en France
Le marché du scooter électrique en France s’organise autour de critères techniques clairs : puissance en watts, vitesse maximale atteignable, et catégorie de permis exigée. Même si la réglementation ne distingue pas entre thermique et électrique, la grille de lecture reste structurée : chaque modèle trouve sa place dans un segment précis, avec ses propres règles d’accès.
Pour mieux saisir les différentes possibilités, voici comment se répartissent les grandes catégories de scooters électriques :
- Moins de 50 cm³ ou équivalent 4 kW : ces véhicules électriques sont bridés à 45 km/h. Accessible dès 14 ans avec le permis AM, ce groupe concerne principalement les modèles urbains, pensés pour les déplacements courts et la facilité d’accès, que ce soit pour des adolescents ou des adultes n’ayant pas de permis voiture selon leur année de naissance.
- De 50 à 125 cm³ ou équivalent 11 kW : la puissance s’élève, tout comme les exigences réglementaires. Il faut posséder le permis A1, ou bien le permis B complété par une formation spécifique de sept heures. Ces scooters électriques montent en gamme, s’adressent aux conducteurs désireux de sortir du strict cadre urbain pour gagner en polyvalence.
- Au-delà de 11 kW : place à la catégorie des motos électriques et des scooters sportifs. Ici, le permis A2 devient obligatoire. Ce segment attire ceux qui veulent conjuguer autonomie et sensations, mais l’accès est nettement plus réglementé.
La puissance et la catégorie de permis à obtenir dessinent la cartographie du marché et orientent le choix des utilisateurs. Les constructeurs adaptent leur offre, jonglant avec les contraintes réglementaires et les nouveautés technologiques : autonomie, performance des batteries, gestion électronique. La législation impose, dans ce contexte, de consulter avec attention la fiche technique avant tout achat ou prise en main d’un deux-roues électrique : chaque détail compte.
Permis A, A1, B… quelles différences pour conduire un scooter électrique ?
Dans ce paysage, chaque permis correspond à un public et à une puissance de scooter électrique. Le permis AM, autrefois BSR, est destiné aux jeunes dès 14 ans. Il permet de prendre le guidon de scooters limités à 45 km/h et 4 kW maximum. L’accès se fait via une formation théorique sur le code de la route suivie de sept heures de pratique, sans passage d’examen final mais une attestation délivrée par l’école agréée.
Le permis A1 élargit le champ : accessible dès 16 ans, il donne droit à des scooters jusqu’à 11 kW. Pour l’obtenir, il faut réussir un examen théorique et des épreuves pratiques. Les détenteurs du permis B peuvent, eux, s’orienter vers ces modèles après une formation de sept heures, une étape incontournable qui ne s’improvise pas. Le permis B seul ne donne donc pas accès à tous les scooters électriques du marché.
Au-delà, dès que la puissance franchit la barre des 11 kW, le permis A2 s’impose. On entre alors dans l’univers de la moto électrique : formation en auto-école, code moto spécifique, épreuves sur plateau et en circulation. Les conditions varient, mais la logique reste la même : chaque catégorie veille à encadrer les usages, fixer un cadre d’apprentissage, et rappeler que la sécurité routière n’est pas une option.
À qui s’adressent ces permis et dans quelles situations sont-ils obligatoires ?
Le système de permis pour scooter électrique couvre un large éventail de profils, des plus jeunes aux adultes aguerris. Sur le territoire français, impossible d’échapper à la règle : chaque conducteur doit présenter le permis de conduire correspondant à la puissance de son véhicule.
La catégorie AM vise en priorité les jeunes dès 14 ans, qui cherchent leur première autonomie pour aller en cours ou se déplacer en ville. Elle permet de conduire un scooter électrique bridé à 45 km/h, avec une puissance n’excédant pas 4 kW.
Ceux qui visent plus haut, jusqu’à 11 kW, doivent passer par le permis A1 dès 16 ans. Ce permis répond à un besoin de mobilité plus vaste, pour des utilisateurs en quête de performance ou de polyvalence, notamment en périphérie des grandes agglomérations. Les titulaires du permis B, souvent détenteurs du permis voiture, peuvent aussi y accéder via une formation dédiée, une passerelle qui ouvre le champ des possibles.
Les modèles les plus puissants, au-delà de 11 kW, exigent le permis A2 ou A. Ce sont généralement les adultes déjà familiers avec les deux-roues, qu’ils s’en servent pour aller travailler, pour le plaisir ou pour explorer de nouveaux horizons.
Ne pas respecter la bonne catégorie expose à des conséquences sérieuses : contravention, immobilisation du véhicule, voire retrait temporaire du droit de conduire. Ces règles s’appliquent à chaque étape, dès l’achat du véhicule et pendant toute sa durée d’utilisation, sans distinction entre ville et campagne.
Les démarches concrètes pour obtenir le permis adapté à votre scooter électrique
Avant de prendre la route sur un scooter électrique, il s’agit de respecter chaque étape réglementaire. Pour un modèle équivalent 50 cm³, il faut passer par le permis AM. Cette formation, dispensée en auto-école agréée, dure généralement huit heures et combine théorie, révision du code de la route et séances pratiques en circulation et sur piste. Les mineurs doivent aussi présenter l’attestation scolaire de sécurité routière (ASSR 1 ou 2).
Pour ceux qui souhaitent un modèle plus puissant, c’est vers le permis A1 qu’il faut s’orienter. La formation s’intensifie : au moins 20 heures de conduite, entre manœuvres techniques et circulation réelle. Les détenteurs du permis B peuvent viser certains scooters électriques après une formation complémentaire de sept heures, sans repasser par l’examen. Les modalités dépendent de la date d’obtention de leur permis voiture et du type de scooter électrique choisi, il est donc prudent de s’informer directement auprès d’une auto-école.
Certaines formalités sont ensuite incontournables pour rouler en règle :
- Souscrire une assurance responsabilité civile adaptée à l’usage de votre scooter
- Porter un casque homologué et des gants homologués ; avoir un gilet de haute visibilité à portée de main
- Immatriculer le véhicule et demander la carte grise si vous achetez un modèle neuf
Pour alléger l’investissement, le bonus écologique s’applique selon la puissance et la capacité de la batterie. Le CPF peut aussi financer la formation au permis, un atout non négligeable pour maîtriser le budget. L’assurance scooter se module selon l’usage : trajets quotidiens, loisirs, ou même livraison professionnelle. Comparer les devis reste la meilleure façon de trouver la formule adaptée. Mieux vaut rouler protégé que de devoir justifier un faux pas sur la route.
À l’heure où le deux-roues électrique séduit de plus en plus de Français, chaque détail administratif et réglementaire façonne l’expérience de conduite. Entre formalités et plaisir de la mobilité, le vrai défi consiste à conjuguer liberté et cadre, pour ne jamais voir s’éteindre le moteur de l’autonomie.


