25 km/h : voilà la vitesse qui fait la loi sur les pistes cyclables françaises. Pas une de plus, pas une de moins. La trottinette électrique, ce symbole de mobilité urbaine, a trouvé sa place dans le Code de la route, mais pas sans conditions. Modèle homologué, vitesse bridée, équipements obligatoires : la liberté de rouler se négocie au prix de la conformité. Les versions débridées ou bricolées, elles, restent sur la touche. Pour les aventuriers du bitume, jouer avec les limites peut coûter cher, jusqu’à 1 500 euros d’amende. Et face à la mosaïque de règles locales, chaque ville peut serrer la vis selon sa propre partition. La prudence, plus qu’un conseil, devient une nécessité.
Trottinettes électriques et pistes cyclables : ce que dit la loi aujourd’hui
Depuis octobre 2019, la trottinette électrique s’est imposée dans la catégorie des EDPM (Engins de Déplacement Personnel Motorisé). Le Code de la route encadre clairement leur utilisation. Sur la voie publique, la règle est simple : priorité aux pistes cyclables. Si elles sont absentes, la chaussée s’ouvre, mais uniquement là où la vitesse ne dépasse pas 50 km/h.
Pour circuler sans risquer de sanction, chaque utilisateur doit s’en tenir à une limite de 25 km/h. Pas d’arrangement possible. Débrider sa trottinette ? Ce choix mène tout droit à une amende pouvant atteindre 1 500 euros. Mais la conformité ne s’arrête pas là. L’engin doit être équipé des éléments suivants :
- Feux de position à l’avant et à l’arrière
- Éléments rétro-réfléchissants
- Avertisseur sonore
- Frein efficace
Impossible de faire l’impasse sur l’assurance : la responsabilité civile reste obligatoire. Rouler sans, c’est risquer l’amende et, surtout, s’exposer à de lourdes conséquences en cas d’incident. La loi considère l’utilisateur comme un usager vulnérable, et ces obligations témoignent d’une volonté de protéger tous ceux qui partagent la rue.
Attention toutefois : selon la ville, les règles peuvent varier. Certaines communes renforcent les exigences ou adaptent la circulation à leur configuration. Avant de prendre la piste cyclable, un coup d’œil à la signalisation et au règlement local s’impose.
Peut-on circuler partout en trottinette électrique ? Les zones autorisées et interdites
Le cadre légal de la circulation des trottinettes électriques est strict. En agglomération, la priorité reste aux pistes cyclables. Si elles manquent à l’appel, la chaussée limitée à 50 km/h devient accessible, mais pas question de dépasser la vitesse autorisée. Les bandes cyclables et voies vertes sont également ouvertes, à condition de respecter les autres usagers.
Sur le trottoir, la règle est nette : interdit, sauf si le maire en décide autrement. Les zones piétonnes font exception : la circulation y est tolérée à 6 km/h, à condition de ne gêner personne. Dans ce cas, la vigilance et la politesse restent de mise.
Hors agglomération, le terrain se restreint. Les routes ordinaires sont fermées aux trottinettes électriques, à l’exception des pistes cyclables et voies vertes. La sécurité reste la priorité du législateur. Sur un terrain privé, tout dépend du règlement en vigueur sur place.
La question du stationnement soulève parfois des tensions, notamment à Paris : seules les places dédiées sont autorisées, sous peine d’amende si l’engin encombre le trottoir. Il faut aussi garder en tête que la conduite reste interdite aux moins de 12 ans. Les villes, chacune à leur façon, ajustent la réglementation à leurs besoins.
Différences de réglementation entre trottinettes, vélos et autres engins motorisés
Comparer les règles qui s’appliquent à la trottinette électrique, au vélo ou à d’autres engins de déplacement personnel motorisés, c’est découvrir un véritable patchwork réglementaire. La trottinette, reconnue comme EDPM depuis 2019, doit respecter des contraintes précises : 25 km/h maximum, équipements imposés (feux, avertisseur sonore, éléments rétro-réfléchissants, frein) et assurance de responsabilité civile.
Pour les cyclistes, l’obligation d’utiliser la piste cyclable dépend de la signalisation : un panneau rond bleu signifie obligation ; un carré bleu, simple recommandation. Ainsi, le cycliste peut parfois choisir la chaussée, contrairement à l’utilisateur de trottinette qui n’a cette option que si la voie est limitée à 50 km/h et sans piste cyclable à disposition.
Les piétons ainsi que les enfants de moins de 8 ans n’ont pas accès aux pistes cyclables, sauf en l’absence de trottoir. Pour les autres engins motorisés (hoverboards, gyropodes…), la réglementation se calque sur celle des trottinettes électriques dès qu’ils entrent dans la catégorie EDPM.
| Trottinette électrique | Vélo | EDPM (autres) | |
|---|---|---|---|
| Vitesse maximale | 25 km/h | Non limitée par la loi | 25 km/h |
| Assurance | Obligatoire | Conseillée | Obligatoire |
| Équipements requis | Feux, avertisseur, rétro-réfléchissant, frein | Feux, avertisseur, frein | Feux, avertisseur, rétro-réfléchissant, frein |
| Piste cyclable | Obligatoire si disponible | Obligatoire ou recommandée selon le panneau | Obligatoire si disponible |
Chacun gagne à bien saisir ces différences pour circuler avec assurance et limiter les risques. Le partage de l’espace public ne s’improvise pas.
Sanctions et risques en cas de non-respect des règles de circulation
Circuler en trottinette électrique sans respecter le code de la route ou les voies autorisées, c’est s’exposer à une série de sanctions qui ne laissent pas de place à l’approximation. Voici les principales infractions et leurs conséquences :
- Enfreindre les règles de circulation ou oublier les équipements obligatoires : 35 euros d’amende.
- Rouler sur le trottoir sans autorisation ou transporter un passager : 135 euros d’amende.
- Dépassement des 25 km/h : l’addition grimpe jusqu’à 1 500 euros.
- Laisser un enfant de moins de 12 ans conduire : 135 euros d’amende.
Évoluer sans casque hors agglomération ou sans éléments rétro-réfléchissants la nuit accroît les risques de manière significative. L’absence de feux de position, surtout hors des centres urbains, compromet la visibilité et la sécurité de tous.
Dans les grandes villes, les contrôles s’intensifient. Respecter la réglementation, c’est aussi protéger les autres : cyclistes, piétons, automobilistes. Le partage de la chaussée demande rigueur et attention. Une infraction peut coûter cher, mais un accident coûte bien plus qu’une sanction pécuniaire. Les règles sont claires ; à chacun de les appliquer avant de s’élancer sur la piste.


